06 septembre 2010

Origine de la démarche Village étape

Cette initiative est née en Limousin dès 1989, dans le département de la Haute-Vienne, dans le but de valoriser le potentiel de services des villages situés à proximité de l’autoroute A20, l’Occitane, autoroute non concédée.

Lutter contre le dépérissement voire la disparition de l’activité économique liée au trafic routier dans les villages déviés, assurer un aménagement harmonieux du territoire et créer une nouvelle offre de services à destination des usagers de la route, telles sont les bases de la démarche Village étape.

L’idée était celle d’un contrat entre l’État et les villages, avec d’un côté la mise en place d’une signalétique spécifique sur l’autoroute indiquant clairement la présence de services à l’usager dans les villages en contrepartie d’engagements de qualité de la part des communes et des commerçants impliqués.

La Direction Départementale de l’Équipement de la Haute-Vienne (actuelle Direction Départementale des Territoires) et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Limoges ont été les principaux initiateurs de cette action.

Il faut également souligner qu’un relais dynamique a été aussitôt trouvé auprès des acteurs concernés par la démarche : maires, offices de tourisme, hôtels restaurants, garages et commerces alimentaires en particulier.

Cette mobilisation a donné naissance en 1995 au premier Village étape de France : Bessines-sur-Gartempe, dans le département de la Haute-Vienne.

Bernard Brouille, Maire de la commune de 2 797 habitants, déclarait alors : “L’alternative était simple : si nous n’étions pas devenus Village étape, nous serions devenus village-catastrophe. Une route n’est pas qu’un moyen pour aller d’un point à un autre. Elle doit aussi servir au développement d’un territoire.”

Depuis cette date, l’initiative Village étape a essaimé dans toute la France.


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